
Bienvenue à Mérifons
IA. Quand les premiers habitants de Mérifons rencontrent les derniers arrivés, de façon (presque) imaginaire...
Mairie de Mérifons
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A MERIFONS
JOURNEES DU PATRIMOINE 2026
Les journées du Patrimoine 2026 ont pour thèmes "Patrimoine de la photographie" et "Patrimoine en péril : réaviver, résister et réimaginer", deux sujets qui collent parfaitement à l'histoire du village de Mérifons (autrefois dénommé Malavieille).
En effet, Mérifons compte parmi ses résidents temporaires, le photograve Gustave Tramblay (1855-1918) et le péril des ruines du château de Malavieille dit "Le Castelas" est bien réel.
Les photographies sont visibles à la mairie et la silhouette du Castelas se dresse toujours fièrement comme un étendard dans le ciel.
En préambule, un bref historique sur la photographie s'impose.
La photographie, technique nouvelle de représentation des images, domaine depuis longtemps réservé aux dessinateurs et aux peintres, est portée par des pionniers : Nicéphore Niepce en 1826 (fixer l'image) suivi par Daguerre en 1839 (image sur plaque d'argent) et Kodak en 1888 (film souple).
Après les pionner vient le temps des amateurs qui démocratisent cette nouvelle technique.
Parmi ces "développeurs" se trouve le Mérifonois de cœur, photographe et astronome amateur.
Gustave Tramblay, les pieds sur terre et la tête dans les étoiles
Gustave Tramblay né à Paris, a des origines maternelles Lodévoises.
Orphelin de mère à quatre ans et de père à seize ans, baccalauréat en poche, il suit des études de droit.
Plus tard, sa profession de fonctionnaire (finances) le ramène sur les terres Héraultaises en 1881, année de son arrivée à Gignac en janvier et de son mariage en avril avec une jeune et belle Clermontaise : Augustine Rey.
La jeune femme âgée de vingt-et-un ans est la fille de Auguste Rey, notaire Clermontais et de Pascaline Suquet, originaire de Villeneuve-lès-Maguelone.
L'amour pour sa jeune épouse s'accompagne de sa passion pour la photographie (clichés Clermont l'Hérault 1880).
Après une quinzaine d'années passées à Orange (Vaucluse) où naissent leurs trois enfants, le couple revient à Montpellier en 1898, année de la fondation de la manufacture de lits d'Hôpitaux, Rey-Tramblay.
En marge de cette activité industrielle, Gustave continue de s'adonner à la photographie et l'astronomie, tout à la fois photographe céleste et terrestre, il laisse de nombreux clichés du ciel et de la terre, notamment de Mérifons et des environs.
Gustave réside parfois à Mérifons où ses beaux-parents possèdent depuis 1851 une propriété agricole donnée en fermage qui assure des revenus et une maison à Mas Canet, lieu de villégiature fort apprécié par les deux couples.
Les séjours à Mérifons sont pour Gustave l'occasion d'observer le ciel et de fixer sur pellicule les paysages si pittoresques de la vallée du Salagou et de Mourèze.
Bien sûr, il manque la couleur (inventée en 1940) si importante ici, le rouge de la ruffe et le jaune de la dolomie mais le minéral domine (rochers de Mourèze, rocher et ruine de Malavieille).
D'autres clichés plus intimistes (en famille) ou collectifs (groupe de pêcheurs à la ligne) se présentent comme de vrais tableaux teintés de romantisme (cadre naturel, pose des personnages, jeux de lumières...) expression d'un goût pour la vie au grand air, loin de l'air pollué des villes.
Gustave Tramblay pose définitivement son appareil photo en 1918 (victime de la grippe espagnole) mais les clichés ont toujours été conservés.
En conclusion, des décennies avant l'obtention du label "Grand Site Vallée du Salagou et Cirque de Mourèze" Gustave Tramblay, en photographe éclairé, a apprécié et immortalisé ce site si pittoresque.
Un patrimoine photographique devenu un précieux héritage à partager.
Sources : "La tête dans les étoiles, le ciel comme terrain d'aventure)
JM. FAIDIT et Ch. GUIRAUD / Etudes Héraultaises 42
Le château de Malavieille, forteresse oubliée et le Castelas, ruine pittoresque
Il est communément admis que tout château est le témoin le plus éloquent du moyen-âge.
Dans l'inconscient collectif, le château est le symbole tout à la fois de la force du pouvoir, de la sécurité, de l'idéal chevaleresque, de l'amour courtois (troubadours), des contes de fées et du mystère.
Le mystère qui entoure l'origine de ce château s'accompagne de celui de sa résistance.
Mentionné en 1096, situé à la frontière des diocèses de Lodève et de Béziers, il surveillait la vallée du Salagou et une voie de passage (col de la Merquière) tout en protégeant et veillant aux bonnes mœurs de la population.
De ce passé, peut-être glorieux, peu de traces écrites nous sont parvenues et les outrages des hommes et du temps ont fait le reste.
Mais tout n'a pas disparu : un pan de mur sauvegardé (réaviver) en 2014 résiste et nous permet de réimaginer.
L'imagination, qualité première de tout écrivain, se retrouve ici sous la plume de Ferdinand Fabre (1827-1898) auteur de "Mademoiselle de Malavieille" qui, probablement impressionné par le Castelas fait preuve d'une imagination à la Cervantès (auteur de Don Quichotte).
Son héros, Guerrero, réfugié espagnol et soldat durant les guerres carlistes (1833-1839) est frappé d'épouvante à l'approche "des antiques murailles du château de Malavieille".
Tout à coup, il voit se dresser devant lui une armée d'hommes aux cuirasses et aux casques étincelants accompagnée de chevaux, le tout dans un silence absolu.
Devant cette armée fantôme, Guerrero croyant reconnaître le traitre Maroto, bondit, heurte une pierre et se retrouve au sol comme foudroyé.
Fin de l'épisode.
Cette terreur ou épouvante résulte probablement de l'ambiance mystérieuse du lieu qui a fait remonter dans l'inconscient de l'ancien soldat, des images des terribles combats menés lors de sanglantes batailles.
Aujourd'hui, le Castelas de Malavieille, témoin médiéval entouré de mystère, est aussi et surtout le repaire géographique de Mérifons, village archipel composé de cinq hameaux éloignés autour de l'église édifiée au milieu des ruffes.
Ainsi, telle la Tour Eiffel qui identifie Paris, le Castelas identifie Mérifons.
Sources : Brigitte Saint-Pierre, 2026
Imaginer ou réimaginer, comme nous y invitent ces Journées du Patrimoine 2026 pourraient se concrétiser ici par l'écriture de la légende inventée par les habitants de Mérifons.
Si ce projet vous intéresse, contactez la mairie.
Le prochain conseil municipal aura lieu le Jeudi 17 septembre à 19 heures salle Daniel Viala.
En raison d'un éboulement dû aux pluies intenses, la route de Pradels (côté Brenas) est barrée du 21 janvier 2026 et jusqu'à nouvel ordre.


